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Plage de Manaccora, 16h30

Éditions Grasset, 2009

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Revue de presse

 

Bonne nouvelle, enfin, en ce début d’année 2009. Un peu moins de cinq ans après Vie et mort de la jeune fille blonde, Philippe Jaenada se décide à publier un véritable roman. Car, à l’exception d’une poignée de textes courts (dont Les brutes, illustré par Dupuy et Berbérian) destinés à faire patienter ses plus fidèles lecteurs, l’écrivain était resté dans un silence quasi monastique, plongé dans les affres créatrices dont nul, pas même lui, ne savait quand elles allaient se dissiper.

Eh bien, nous y voilà ! Direction l’Italie, région des Pouilles, durant un été caniculaire, en compagnie de Voltaire, Oum et Géo. Le trio familial entend bien profiter de la plage et de la gastronomie locale, histoire de souffler un bon coup et de mettre en veilleuse le trépidant quotidien. Sauf que, lorsque le soleil cogne dès les premières heures du matin et que le mercure grimpe jusqu’à 40°, le risque d’incendie est grand… Des pinèdes sèches comme des biscottes ceinturent la résidence de nos trois touristes, accessible par la seule route reliant le bord de mer.

Dès le troisième jour de vacances, alors qu’ils roulent tranquillement en direction de Peschici, ils se font logiquement surprendre par un début d’incendie. Pris au piège, ils sont contraints de rebrousser chemin. Mêlés à une nuée de touristes affolés dont l’instinct de survie va être mis à rude épreuve, Voltaire, Oum et Géo vont eux aussi lutter pour ne pas se laisser avaler par les flammes ni asphyxier par un gigantesque nuage de fumée. Le début d’une course contre la montre qui va révéler la noirceur des personnalités comme la bonté des âmes…

Comme à son habitude, Jaenada nous embarque dans une histoire qui se révèlerait éminemment tragique si le ton ne flirtait en permanence avec l’ironie coutumière de l’écrivain. Maîtrisant parfaitement son sujet, menant son récit tambour battant, Jaenada cerne avec tendresse et compassion toute la complexité de l’être humain sentant la mort approcher, la futilité du quotidien et les faux soucis. A qui pense-t-on ? Que souhaite-t-on laisser comme traces ? Pour qui est-on prêt à se sacrifier ? Ce roman signe le retour en force d’un auteur de plus en plus à l’aise dans la narration, un auteur que l’on sent hanté par la nostalgie du temps qui passe et qui s’accroche de toutes ses forces à la vie. Un auteur assurément humain.